Projet

Dans un contexte de remise en cause à l’échelle mondiale, EPAD se fixe pour objectif d’identifier les marges d’innovation pour une intensification écologique des élevages, en s’appuyant sur la diversité comparée dans et entre les systèmes. Il est organisé en 8 tâches.

 

Contexte

L’élevage se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale : il doit satisfaire une demande croissante en produits animaux, alors que le coût des intrants augmente et que sont pointés ses effets sur le réchauffement climatique et plus largement sur l’environnement.

L’urbanisation croissante et l’augmentation des revenus dans les pays émergents s’accompagnent d’une évolution des modes de consommation alimentaire et d’une demande accrue en produits laitiers et carnés.

La prise de conscience des changements climatiques et de la raréfaction des ressources  naturelles non renouvelables conduit à remettre en cause, parfois radicalement, les activités d’élevage, productrices de méthane et consommatrices d’intrants. D’autant que la nécessité d’alimenter une population de 9 milliards d’habitants en 2050 pose la question de la concurrence avec la production agricole.

Or, au-delà de sa fonction de production de viande et de lait, l’élevage fournit des services :

  • fonctions sociales pour les populations pauvres (épargne, assurance contre les risques) ;
  • aménagement du territoire ;

et aussi des fonctions encore trop peu  connues, comme

  • le stockage du carbone dans les prairies, qui, s’il était pris en compte, pourrait atténuer la contribution de l’élevage dans les émissions gobales de gaz à effet de serre, estimée à 18%. 

Augmenter la production tout en diminuant l’impact négatif sur l’environnement et en préservant le rôle social de l’élevage, tel est le défi qui se pose à l’échelle planétaire. Le relever suppose une connaissance fine des systèmes de production et l’identification des marges de progrès que chacun recèle.

Quelques liens utiles sur le contexte vu par les médias.

Objectifs   

 

Les principaux objectifs d’Epad sont :

  • Comparer les systèmes d’élevage en zones tropicales et tempérées, en les liant avec les pratiques et les territoires.
  • Mesurer la diversité intrasystémique.
  • Évaluer les marges d’innovation pour une intensification écologique des systèmes dans leur diversité.

Pour atteindre ces objectifs, le projet approfondit des méthodes et produit des référentiels :

  • Mise au point d’indicateurs pour comparer l’efficience des systèmes d’élevage, c'est-à-dire leur capacité à atteindre des buts multiples en utilisant le moins de ressources possible.
  • Quantification des flux de carbone, d’énergie et d’azote nécessaires à la production.
  • Comparaison des pratiques de conduite (systèmes d’élevage) et, au sein des systèmes, identification de l’efficience des exploitations.
  • Utilisation de la modélisation pour explorer les innovations et améliorations possibles.

Epad s’appuie sur des terrains et des systèmes d’élevage de ruminants en France métropolitaine, en Europe, en Afrique subsaharienne, en Afrique de l’Est et centrale, au Brésil et, selon les disponibilités et opportunités, sur des terrains complémentaires tels que le Vietnam, la Nouvelle-Zélande et Madagascar.

Tâches

Epad est organisé en 8 tâches :

Schéma des tâches

1. Base de données sur les systèmes d’élevage
2. Émissions de GES et puits de carbone : interactions entre l’animal et les pâturages
3. Indicateurs d’efficience énergétique
4. Frontières d’efficience multicritère
5. Analyse de la diversité des systèmes d’élevage
6. Prospective : efficience durable
7. Dissémination
0. Coordination

 

 

 

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