Spécialisation en tissage, particularité ivoirienne ?

Pagne baoulé des villages de tisserands

Le tissage traditionnel, essentiellement à base de fil de coton, demeure encore dans quelques pays de l'Afrique de l'Ouest mais on ignore souvent qu'il constitue l'activité principale dans nombre de villages à proximité de Yamoussoukro. Nous avons pu nous en rendre compte lors d'une visite du village de Bomizambo.

Point de vente des pagnes Baoulé, en bordure de route

Une activité en phase avec un objectif de l'UEMOA ?

Le tissage traditionnel crée de la valeur ajoutée à partir du coton, il participe déjà à l'objectif de l'UEMOA d'augmenter le taux de transformation locale du coton dans les pays concernés. Pour autant, c'est une activité mal connue, tant sur son niveau actuel que sur ses perspectives de développement. La recherche peut contribuer à combler cette lacune de connaissance.

Il faut une très bnne maîtrise pour tisser du blanc sur blanc  C'est en tissant qu'on devient tisserand  Fil obtenu par filage à la quenouille

 

Le tissage du blanc sur blanc (photo 1) exige une grande maîtrise découlant d'un grand nombre d'années de pratique. Maintenu par transmission du savoir d'une génération à l'autre, le tissage traditionnel semble revêtir une dimension d'héritage culturel à préserver, même si on n'utilise plus le fil obtenu par filage à la quenouille (photo 3). Les jeunes garçons sont formés par leurs pères (car seuls les hommes tissent en Côte d'Ivoire) dès leur tendre enfance. Quand ils n'ont pas école, les enfants tissent (photo 2), contribuant ainsi à accroître le revenu de leurs pères pour faire face aux frais scolaires.

12 May 2010
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