Soutenance HDR Denis Gautier le vendredi 1er juillet à 13h30, à la Sorbonne

Titre : De la gestion centralisée des savanes d'Afrique de l'Ouest à la création de territoires de conservation et de développement dans un contexte de globalisation environnementale

Université Paris 1 Panthéon La Sorbonne, le vendredi 1er juillet à 13h30, Salle Jean-Baptiste Duroselle, galerie Dumas

Référent : J.-L. Chaléard.
 Jury : B. Pecqueur (rapporteur), P. Marty (rapporteur), T. J. Bassett, J.-P. Tonneau, C. Seignobos.

Résumé

A la faveur d’un parcours professionnel centré sur l’analyse des relations entre la gestion des ressources naturelles et les dynamiques territoriales (Pays Bamiléké, Cévennes, Nord Cameroun, Mali, Burkina Faso), je me suis interrogé sur les conséquences des politiques de conservation et de développement sur les droits d’accès et d’usage des populations et sur leurs conditions d’existence.

Avec la prise de conscience des changements environnementaux globaux, les processus de territorialisation au niveau local ont changé. La construction de discours et de mécanismes de régulation par des communautés épistémiques à l’échelle globale peut aboutir, aux échelles nationale ou locale, à la création de territoires de conservation et de développement.  La mise en place de ces territoires s’impose le plus souvent aux populations sans grande considération pour les territorialités et les espaces d’activités déjà en place. Ils induisent des modifications dans les pratiques et stratégies de gestion des ressources, qui amènent à s’interroger sur leur pertinence tant environnementale que sociale.

Un cadre de recherche, à la croisée de la géographie tropicaliste française et de la Political Ecology  anglo-saxonne, est proposé pour analyser les conséquences de la mise en place de ces territoires de conservation et de développement, selon quatre axes : (1) leurs impacts sur les conditions d’existence des populations qui dépendent pour tout ou partie de l’exploitation des ressources de ces territoires ; (2) les spatialités inattendues générées par l’imposition de ces territoires dans des espaces déjà territorialisés, parfois sous plusieurs formes ; (3) les décalages entre ces territoires et les processus écologiques d’une part et les espaces d’activités d’autre part ; (4) la contribution de ces territoires à la marchandisation de la Nature et à son tronçonnage en morceaux mis en marché.

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